Et maintenant on en est là! A observer les arêtes rocheuses qui nous surplombent.
Tous les SB sont là. Certain sont revêtu de la toute dernière armure de combat de chez ID-Trooper : Q2-Only3dfx-Max. Ils rutilent au soleil, comme des chevaliers de la table ronde en armure étincelante.
Pfff, pour passer inaperçu, c'est raté!!
D'ailleurs mes soupçons se confirment quand je sens plusieurs chocs brusques me casser quelques côtes au travers de mon armure de type Q1-Bêta-Louse. Je n'ai pas entendu les détonations, mais au travers de ma visière polarisé, qui se dirige dangeureusement vers le sol, j'ai juste le temps de voir Dan décharger son Rail-Gun sur une cible que je ne vois pas, avant de me trouver nez à nez (bon d'accord, le casque est entre les deux, mais ça fait un bel effet de style...) avec ce qu'on appelle vulgairement ; le plancher des vaches.
Oulah... le réveille est dur.
Tiens, tout le monde m'entoure! Qu'ils sont gentils les SB!!
-Ouais, bon, ça y est la chochotte, elle est remise de son choc?
-Aller, debout All, on n'a pas que ça à foutre, ton armure a absorbé 96% des impacts, t'as même pas une côte cassée!
Pourtant j'aurais juré avoir été réduit en charpie... Je retire ce que j'ai dit sur les SB.
Nous commençons notre progression, notre objectif... heu... une base militaire humaine, infestée de saloperies hostiles (original non?!). Je clopine comme un damné, mais je ne dit rien. Knarf me suit dans sa Q2-NDJ-Ferrerro avec un air que je ne peux pas voir, vu que sa visière chromée ne permet à personne d'entrevoir son visage.
Au fur et à mesure que nous avançons, le terrain se fait plus plat, hideusement déformé de temps à autre par quelques pitons rocheux. En formation de combat nous formons un bel ensemble d'humanoïde aux couleurs chamarées (de la vie... Osons!). Les Q2, à force de se pavaner dans leur toute nouvelle armure se retrouvent aux postes les plus dangeureux (éclaireurs, arrière-garde...).
Alors que nous désesperons de trouver le moindre signe de vie dans cette contrée morne, je trébuche malencontreusement (ben ouais quoi, je le fais pas exprès en général) sur la seule racine à moitié pourrie du pays. Je m'affale lourdement au sol en me rendant compte qu'une rafale de projectile venait juste de me passer au dessus de la tête, venant d'un piton rocheux.
Le Knarf est stoppé net dans sa marche. Il est comme figé (Poyé polomi, pour ceux qui connaissent...). Je le voie car j'ai tourné la tête au moment au j'ai entendu les impacts sur son casque (pour ceux qui vont me dire que c'est pas possible qu'il soit touché à la tête parce que si moi j'ai échappé à une rafale de projectiles qui m'est passé juste au dessus de la tête (je me répète en plus) alors lui, en raison de l'angle de tir qui ne vient pas du sol mais des hauteurs d'un piton rocheux, aurait dû être touché aux jambes, je dirais seulement ceci : sachant que sur les photos de groupe, le Knarf atteint avec peine la ceinture de l'un de nous, il est tout à fait logique que sa tête se soit retrouvé là ou tout autre être humain aurait eut des jambes...).
Le temps semble s'être arrêté. Même le tireur embusqué, qui aurait put facilement nous aligner, ne fait pas mine de tirer. Je vois la tête du Knarf se pencher en avant vers le sol. Mes yeux suivent le mouvement et ce que je vois au sol me terrifie. Une sueur glacée me coule le long de l'épine dorsale. Je relève les yeux, les rabaisse et dans un bel ensemble de panique tous le SB, hormis le Knarf, plongent au sol pour se mettre hors de porté de tir du Knarf.
De fait, les impacts sur son casque n'avait pas touché sa boite cranienne, mais avaient sectionnées l'elastique qu'il avait autour du casque (le Knarf est un fan des films de guerres américains sur le vietnam, ou l'on voit des tas de GI se trimbaler avec leur casque autour duquel trônent divers choses plus ringardes les unes que les autres) et qui retenait ce qui maintenant trainait au sol, comme jetté avec dédain par un quelconque rustre peu au fait des choses du monde.
Le Knarf défourailla avec rage sur le piton rocheux. La moitié de ses armes y laissèrent leurs munitions. Son cri de haine résonnait dans nos crânes bien après qu'il est céssé de tirer :
Le Knarf respirait avec difficulté en regardant le tas de cendres fumantes et sanguinolentes qui quelques secondes auparavant avait été une excroissance du terrain. Son auriculaire tremblait à cause de ses nerfs bourrés d'adrénaline et la gachette allait d'avant en arrière, imperceptiblement, entrainant de petits à-coups sur le chargeur de grenades tournant. Quelques parôles l'apaisèrent et il fallut de longue minutes avant de le convaincre que faire une sépulture décente à ses Roche d'Or serait une perte de temps inutile.
Bon, là je regarde Nurgle et je vois, pendu à sa ceinture, une boite rose...
DAMNED! Ce sont ses Mon Chéri!!
Très peu pour moi, je refuse catégoriquement de continuer à marcher à côté de deux détraqués qui sont prêts à décharger leurs armes pour de malheureuses saloperies au chocolat de perdues... Les autres m'approuvent silencieusement, et je me retrouve donc entre Qro et Asc.
Qro...
La légère escarmouche dramatique qui vient de se produire ne semble pas l'affécté. Il pousse toujours devant lui son charriot de packs de Kro. Cet homme (?) m'étonnera constemment!
-Ben quoi mon ptit All, on va pas se laisser abattre pour si peu, me lache-t-il au visage, dans un nuage radioactif de bière, sous le regard plein de reproches du Knarf.
-Oui oui, ben avance, hein! Tu vas encore nous mettre en retard, réponds je avec tact, sachant pertinemment que si Qro s'arrête de marcher trop longtemps, il ne saura plus ensuite comment redémarrer (même avec l'aide d'un prof de marche...).
Et lui de se remettre en route après avoir décapsulé une énième bière chaude... (tiens, ça me fait penser à Asc... Mais rare sont ceux qui pourront comprendre le rapport... :))
Il se passe quelques minutes avant que nous arrivions à un passage difficile.
Un pont de pierre étroit enjambe un cours d'eau se prélassant une centaine de mètres plus bas. Il serait facile de nous éliminer sur ce pont. Et en traversant un par un nous risquons d'être des cibles bien trop voyantes.
Asc ne se démonte pas pour autant. Il observe les lieux, s'approche du pont avec nonchalance (alors que nous sommes tous plus au moins planqué dans les replis du terrain) et scrute ce qui se passe de l'autre côté du pont.
Ne voyant rien de spécialement dangeureux il se retourne et nous hèle :
-Messieurs, je crois que la zone est dégagée. Marie, si vous voulez bien vous donner la peine, je me ferais un plaisir de surveiller votre progression lors de la traversée, veuillez attacher vos ceintures et arrêtez de fumer... Heu, non, exccusez moi, je...
Un premier soubressaut de sa part nous indique qu'il vient de subir un attouchement violent dans le dos de la part d'un quelconque projectile.
L'air de rien il nous regarde et nous invite d'un geste à traverser.
Deuxième soubressaut; cette fois il s'agit d'une roquette qui lui pète à un mètre de ses pieds. Il fait un bond en arrière mais ne semble toujours pas affécté. Il sourit même innocemment (du moins je pense...).
Au troisième impact les choses changent, il se retourne lentement.
-Ah, ça!! Mais qu'est ce donc! Quel malotru ose ainsi titiller ma personne?
Et il avance sur le pont, déchargeant ses armes au petit bonheur la chance (à ce rythme là, il ne nous restera plus aucunes munitions pour accomplir notre mission). Le stratagème fonctionne, l'ennemi se découvre pour tenter de fuir et se fait chopper par une roquette de l'ami Woutan, qui n'attendait que cette occasion pour faire usage de sa Q2-ToujoursPlus-Max.
-Il était dans ma ligne de mire, lache Asc, ne se rendant même pas compte que l'on vient de lui sauver la vie.
La traversée ce fait s'en encombre et c'est de l'autre côté que nous apercevons l'étendue du désastre. Au loin, dans une cuvette peu profonde, se terre une base visiblement humaine. Entourée de différents systemes de défense hors d'état, elle semble comme morte.
Mais nous n'avons pas le temps d'observer quoique ce soit, qu'une troupe de Marines dans un état de décomposition avancé surgit de derrière une butte. Ils sont une quinzaine, lourdement armés et il puent.
-DISPERSION!! Hurle le Nurgle en engoufrant un Mon-Chéri qui le transforme instantanément en Super-Nurgle (d'ailleurs si l'on revoit la scène au ralenti, on peut voir les particules d'armure Q2 s'aglutiner sur lui, provenant de l'espace, là ou son vaisseau, a qui il a transmis les informations de transformation par son Mon-Chéri, n'attend qu'un signe pour lui envoyer son armure Q2-PortePeste-Burp+... Pour le néophite, cette phrase est d'une logique implacable, mais pour les autres j'ai des doutes... Je ne dirais donc qu'une lettre et un mot : "X-OR"... Comprenne qui pourra...)
Dans un bel ensemble nous formons un arc de cercle et commençons à défourailler sur les Marines mort qui ne nous ont pas attendu. C'est une boucherie. Les Marines ne font pas le poids. Les bras et les têtes volent, le sang gicle des artères sectionnées, les yeux se révulsent dans leurs orbites sanguinolentes, les cerveaux jaillissent hors de leur boite cranienne et, dans le meilleur des cas, s'écrasent dans un bruit mou sur le terrain caillouteux, les boyaux se répandent allègremment sur le sol, formant de superbes arabesques rougâtres...
En quelques minutes il ne reste plus qu'un tas de Marines fûmants devant nous.
Ce ne sont pas les pauvres armes de ces monstres de base qui nous ont fait de quelconque dégats. Les armures ont juste morflées au niveau de l'aspect et des couleurs. Le plus étrange réside dans le fait que les canettes de Qro n'ont pas été endommagées... Peut-être en raison de l'empressement qu'il a mis à se jetter sur les packs quand les hostilités ont commencées...
-A partir de maintenant silence radio, lache complicitement le Nurgle. On communiquera par signes, comme dans les films américains. Aller, on y va. Et le Nurgle d'agiter les bras pour nous indiquer de faire un mouvement tournant vers le flanc de la base en essayant de ne pas se faire voir de l'entrée principale.
Arrivés aux abords de la batisses rouillées, Nurgle fait mouvement avec sa main gauche, comme pour tirer une sonnette d'alarme ou un siflet de locomotive. L'un se jette au sol, l'autre se retourne et canarde dans tous les coins et ceux qui restent se mettent à faire des actions désordonnées dans tous les sens!
-STOOOOOOOP!!! Mais qu'est ce que c'est que cette merde!!
-Ben t'as dit qu'il y avait du danger derrière...
-Nan c'était un signe de danger, j'ai bien vu!
-Mais nan, t'as rien pigé, il demandait un ravitaillement bibine.
-Déconne pas Qro, il voulait juste se dégourdir le bras.
-Moi je dis que...
-SILEEEEENNNNNNNNNCE!!! Je voulais simplement qu'on s'arrête en silence, dit en sanglotant un Nurgle déconfit.
-M'aller faut pas pleurer comme ça, vient le réconforter Marie. Tiens, mouches toi un grand coup et tout ira mieux.
-BBRRRROOOOAAAAATTTTTTT!!!!! Berci, Barie...
Mais le mal est fait. Les chiens sont lâchés, les Marines s'approchent pour nous faire la cours à grand coup de ShotGun et un Shambler fait son apparition...
C'est là que les instinct bestiaux de Wolverine entrent en action... ca va saigner...